Sous les yeux et oreilles exigeants et bienveillants à la fois de Claude Starck, Mischa Maisky et Peter Bruns huit jeunes espoirs du violoncelle se sont produit chaque jour en la charmante chapelle de Gstaad. Julian Steckel, Lionel Cottet, Marie Stéphanie Janacek, Victor Julien-Laferière, Sébastien van Kuijk et Zita Varga, tous accompagnés par des pianistes remarquables, on fait chanter l'instrument « roi » de cette huitième édition. Le Prix Marguerite Dütschler à été décerné à l'unanimité à Nicolas Altstaedt qui pourra ainsi enregistrer en automne 2008 son premier CD avec grand orchestre sous le labe Claves Records. Adam Krzeszowiec peut se réjouir d'avoir été choisi comme lauréat du Prix Philippe Chaignat.
A Saanen, la clarinettiste Sabine Meyer (brillament accompagnée par la Camerata Bern) nous a prouvé que le Concerto de Mozart était d'une beauté éternelle. Après un concert poétique de Diana Damrau avec le harpiste Xavier de Maistre le pianiste Nikolaï Lugansky nous a enchantés dans un récital qualifié de « surhumain » par Diapason. Ensuite au tour du trio Julian Rachlin, Mischa Maisky, Itamar Golan arrivé en dernière minute pour un programme Mozart et Tchaïkovsky. Sous la baguette de Jacek Kapszyk la Sinfonia Varsovia et le pianiste Bernd Glemser ont interprété des ouvres de Beethoven.
Enfin, last but not least, quatre soirées programmées pour la première fois sous les voûtes millénaires de l'église clunisienne de Rougemont ont rencontré le succès mérité. A l'affiche de ces concerts : Peter Bruns (accompagné de la Camerata Bern), Fumiko Shiraga, Anika Vavic et Cédric Pescia avec Nurit Stark.
Sous la houlette du grand pédagogue Harald Herzl, huit jeunes violonistes ressortissants de pays et écoles du monde entier nous ont transportés dans le monde de l'instrument de cette septième édition. Yossif Ivanov, Veronika Eberle, Artiom Shishkov, Sergey Malov, Nemanja Radulovic, Christoph Koncz et leurs accompagnateurs respectifs, ils étaient tous merveilleux. Mais c'est la jeune Alexandra Soumm qui a remporté le Prix Marguerite Dütschler et qui pourra ainsi enregistrer son premier CD avec orchestre symphonique.
A Saanen, encore un feu d'artifice : le quatuor Belcea, l'un des principaux quatuors de la jeune génération, l'incomparable Vadim Repin avec un sublime Bruno Canino en remplacement de Nikolaï Lugansky sans oublier les voix célestes de Measha Brueggergosman (accompagnée par Jean-Yves Thibaudet) et de Christiane Oelze (avec le Quatuor Petersen). Nous n'oublierons pas non plus le bouquet final : un premier concerto de Shostakovich endiablé sous les doigts de Bernd Glemser avec le talentueux Lukas Beno à la trompette.
Marie-Stéphanie Janecek, l'extraordinaire claveciniste Benjamin Alard et les pianistes Bernd Glemser et Cédric Pesica nous ont permis de conclure des journées de la meilleures manière possible : en musique
Lors de la sixième édition des Sommets Musicaux de Gstaad, le piano a tenu le rôle d'instrument phare. Une pléiade de jeunes pianistes, sous les yeux bienveillants d'Oleg Maisenberg, parrain de cette série de concerts, nous ont enchantés dans la Chapelle de Gstaad : Bertrand Chamayou, Igor Levit, Edna Stern, et Jospeh Moog, (lauréat à la fois du Prix Marguerite Dütschler et du Prix Philippe Chaignat) pour ne citer qu'eux.
A Saanen, Nelson Freire, Fazil Say et le duo Genova & Dimitrov nous ont fait découvrir l'infinie palette des sons de notre instrument phare. Jasmin Kolberg et son marimba nous ont familiarisé avec un cousin lointain de piano et la " grande dame " de Bayreuth, Waltraud Meier nous a rappelé qu'il n'y avait pas que le piano pour faire rêver.
N'oublions pas les nocturnes avec Oleg Maisenberg, le guitariste Eduardo Fernandéz et un concert dédié à la poétesse Alice de Chambrier avec des vers mis en musique par Charles Hess.
Pour leur cinquième anniversaire, les Sommets Musicaux de Gstaad ont mis à l'honneur un instrument magnifique et pourtant méconnu : la harpe. Au fil des concerts de l'après-midi dans la Chapelle de Gstaad, Julie Sgarro, Letizia Belmondo, Nikolaz Cadoret, Anton Sie, pour ne citer qu'eux, ont séduit le public avec la magie et la maîtrise de leur instrument. Nikolaz Cadoret a ainsi remporté le Prix Philippe Chaignat, et Emmanuel Ceysson s'est vu offrir la réalisation de son premier enregistrement avec orchestre, et ce grâce au soutien de la Banque Privée Edmond de Rothschild, de l'Association Jeunes Artistes, de la maison de disques Claves et des Sommets Musicaux de Gstaad.
A Saanen, c'est le quasi octogénaire Aldo Ciccolini qui a ouvert les feux avec un récital qualifié d'« historique » par le magazine Le Monde de la Musique. Enchanteresses, les voix de Barbara Bonney, Angelika Kirchschlager et Ian Bostridge ont également envoûté le public, tout comme le jeu limpide et perlant d'Angela Hewitt dans les concertos de Bach avec le Zürcher Kammerorchester. En point d'orgue, Xavier de Maistre, en interprétant les concertos de Händel et Boieldieu, a démontré avec maestria que la harpe était un instrument jeune, virtuose et séduisant.
Pour la quatrième édition des Sommets Musicaux de Gstaad, le violoncelle est roi. Tant en l'Eglise de Saanen que dans la petite Chapelle de Gstaad des noms comme Mischa Maisky, Thomas Demenga, Sol Gabetta, Johannes Moser ou encore les Berliner Cellharmoniker rendent hommage à leur instrument. N'oublions pas Elisabeth Lonskaja et le Borodin String Quartet, Jennifer Larmore, Teodoro Anzellotti et Kirill Gerstein qui remplace au pied levé Ivo Pogorelich.
La programmation de 2003 se concentre sur la voix humaine, instrument donné à tous mais maîtrisé par peu. Parmi ces derniers incontestablement Anne Sofie von Otter et Barbara Bonney mais aussi de jeunes artistes dont notamment Herman Wallén, auquel est offert son premier enregistrement avec orchestre, grâce au concours de la Banque Privée Edmond de Rothschild, Claves Records et du festival.
Après le piano, place au violon: Anne Sophie Mutter et Vadim Repin sont là pour encourager la carrière de huit jeunes violonistes dont Shunsuke Sato, Sayaka Shoji, David Garrett et Keren Tannenbaum. Mais également Cecilia Bartoli et Grigory Sokolov sont au rendez-vous, sans oublier Jean-Charles Gil avec qui la danse fait son entrée aux Sommets Musicaux de Gstaad.
Pour la première édition, le piano est choisi comme instrument phare. Jean-Yves Thibaudet, Arcadi Volodos, Paul Gulda, Jaques Loussier ainsi que de jeunes pianistes dont Kirill Gerstein et David Kadouch, pour ne citer qu'eux, en sont les ambassadeurs. La programmation complète de ce premier festival n'est pas en reste avec des artistes tels que Maxim Vengerov, Didier Lockwood, Inva Mula et Elena Kellissidi.
Mentionnons également la première représentation publique en concert du mouvement d'un quatuor en si mineur de Ludwig van Beethoven, découvert récemment par la Fondation Bodmer à Cologny et interprétée par le Quatuor Hagen.