Wolfgang Rihm

Biographie

Compositeur allemand né le 13 mars 1952 à Karlsruhe, Wolfgang Rihm mène une carrière
de compositeur très prolifique. Il est devenu une figure majeure de la musique contemporaine grâce à la qualité et à la richesse de son catalogue qui compte presque quatre cents opus. Il étudie la composition de 1968 à 1972 à la Hochschule für Musik de sa ville natale.

En 1970, il assiste pour la première fois aux cours d’été de Darmstadt où le compositeur Karlheinz Stockhausen lui fait grande impression, si bien qu’en 1972, il part pour Cologne afin de suivre durant un an l’enseignement du maître.

Depuis 1982, Wolfgang Rihm est membre du comité directeur de l’Association des compositeurs allemands et, depuis 1984, conseiller musical de la Deutsche Oper de Berlin. Son parcours est auréolé de nombreuses récompenses dont le Prix Ernst von Siemens en 2003, le Lion d’or de la Biennale de Venise en 2010 et l’Ordre du mérite allemand en 2011.

À l’instar de son maître Stockhausen, Wolfgang Rihm semble vouloir embrasser tous les genres musicaux : il compose des oeuvres pour instrument soliste, de la musique de chambre, des oeuvres concertantes, de la musique vocale ou pour ensemble instrumental… L’ensemble de ses oeuvres peut être défini comme un vaste paysage musical contrasté où coexistent à la fois des éléments romantiques et une utilisation très libre de l’harmonie.

Compositeur extrêmement cultivé, il considère que l’on ne peut pas faire table rase du passé et créer « ex nihilo ». Son discours musical puise aux sources du romantisme et ses affinités particulières avec cette période ne constituent pas pour autant un retour en arrière. Si sa musique donne aussi l’impression de vouloir explorer toutes les directions en usant librement de techniques d’écriture variées, son intention artistique est claire : il veut avant tout écrire une musique expressive qui s’adresse à l’auditeur.

Wolfgang Rihm est très critique à l’égard de l’évolution de la musique au cours de la seconde moitié du XXe siècle. Il conteste largement l’attitude de l’avantgarde des années cinquante qu’il considère comme un nouvel académisme.